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Sommaire
Manuel duBaccalauréat
Sciences exactes
Chapitre 1

Mathématiques

Fonctions, géométrie, statistiques et probabilités — le programme de terminale, en objets que l’élève manipule au lieu de subir.

Une notion mathématique ne se retient pas parce qu’elle a été lue : elle se retient parce qu’elle a été essayée. Ce chapitre est construit autour de cette idée. Chaque objet ci-dessous est vivant — la courbe se trace, la démonstration se dévoile étape par étape, l’arbre calcule ses propres probabilités et le questionnaire se corrige tout seul.

Ce que vous saurez faire

  1. Étudier le sens de variation d’une fonction polynôme du troisième degré.
  2. Résoudre une équation du second degré et interpréter le discriminant.
  3. Appliquer le théorème de Pythagore et lire une figure codée.
  4. Résumer une série statistique par ses indicateurs de position et de dispersion.
  5. Construire un arbre pondéré et calculer une probabilité composée.

1 — Étude d’une fonction

On considère la fonction f définie sur ℝ par :

Sa dérivée se factorise, ce qui donne immédiatement le signe et donc les variations :

Lisez les deux courbes ensemble : partout où la courbe de f′ est au-dessus de l’axe, celle de f monte. Les deux points où f′ coupe l’axe sont exactement les extremums de f.

Le tableau de variations

Tout tient dans un seul tableau. Les flèches ne sont pas dessinées à la main : le manuel les déduit des valeurs que vous saisissez, et elles restent alignées sur les colonnes quelle que soit la largeur de l’écran.

x 0 1 3 4
f(x) 0 4 0 4
f′(x) 9 0 0 9

2 — Une démonstration, pas à pas

Tout se joue sur le signe d’un seul nombre, le discriminant1. Le manuel dévoile la résolution ligne par ligne : la classe cherche, puis on avance.

Le bouton « Étape suivante » sert en classe : on projette l’énoncé, la classe cherche, puis on dévoile une ligne à la fois. Le résultat n’apparaît qu’à la fin.

3 — Intervalles et signes

Le signe de f′ se lit sur un axe gradué. L’intervalle colorié est celui où la fonction décroît ; les bornes pleines sont incluses.

Celui-ci se lit. Le suivant se construit : à l’élève de placer les deux bornes et de décider si elles sont incluses, exclues ou infinies.

4 — Géométrie dans le plan

La figure ci-dessous est construite à partir de trois points seulement ; les longueurs et l’angle droit sont calculés par le manuel, pas saisis à la main. Modifier une coordonnée dans l’éditeur suffit à redessiner toute la figure.

Passer dans l’espace

Un solide ne se comprend pas de face. Faites glisser le cube ci-dessous pour le tourner : les huit sommets sont nommés, et le volume comme l’aire se recalculent dès qu’on change l’arête dans les réglages.

Dix solides sont fournis d’office — cube, pavé, sphère, cylindre, cône, pyramide, prisme, tétraèdre, octaèdre, tore — sans aucun fichier à préparer. Pour un modèle à vous (une molécule, un organe, une pièce mécanique), déposez un .obj dans assets/ : il est intégré au livre à la compilation, donc il tourne encore hors ligne.

5 — Statistiques

Voici les notes obtenues par une classe de vingt élèves à un devoir sur 20. L’élément ci-dessous ne stocke que la liste des notes : la moyenne, les quartiles2, l’écart-type, la boîte à moustaches et l’histogramme en sont déduits.

Une fréquence est une fraction

Une fréquence n’est rien d’autre qu’une fraction, et deux écritures différentes peuvent désigner la même valeur. C’est le premier réflexe à retrouver avant d’aborder les probabilités de la section suivante.

Séries à deux variables : l’ajustement affine

Une classe a relevé, pour chaque élève, son temps de révision et sa note. Le nuage de points ci-dessous calcule lui-même la droite des moindres carrés et le coefficient de détermination R².

Dans les réglages, remplacez l’ajustement affine par proportionnel et la droite est forcée par l’origine. C’est le réglage à choisir quand on teste une loi de la forme y = kx — voir le chapitre de physique.

6 — Probabilités

Une urne contient 3 boules rouges et 2 boules vertes. On tire deux boules successivement et sans remise. L’arbre pondéré ci-dessous multiplie lui-même les probabilités le long de chaque chemin, et vérifie que chaque nœud totalise bien 1.

Si vous modifiez une probabilité et qu’une branche ne totalise plus 1, l’élément vous le dit en rouge. C’est la faute la plus fréquente au brouillon.

7 — Suites et algorithmique

Un capital placé à intérêts composés suit une suite géométrique. Faites glisser les curseurs : le résultat est recalculé à chaque mouvement, à partir de la formule seule.

Le même problème, résolu par un algorithme : combien d’années pour doubler le capital ? Le programme s’exécute vraiment, dans le navigateur et hors ligne : modifiez la liste des taux et relancez.

8 — S’entraîner

Contrôle de fin de chapitre

Algorithmique et programmation

Un algorithme se comprend en le déroulant à la main. On avance d’une ligne, on note ce que vaut chaque variable, et le comportement du programme apparaît — bien avant qu’on l’exécute.

Une courbe qu’on peut regarder de près vaut mieux qu’une courbe qu’on recopie.

Notes
1

Le discriminant doit son nom au fait qu’il discrimine : son signe seul suffit à décider du nombre de racines, avant tout calcul.

2

Convention scolaire : les quartiles sont obtenus par interpolation linéaire. D’autres conventions existent et donnent des valeurs légèrement différentes — ce n’est pas une erreur de calcul.

Sciences de la vie
Chapitre 2

Sciences de la Vie et de la Terre

Le flux d’énergie dans la cellule, puis la transmission de l’information génétique — les deux piliers du programme.

Toute cellule vivante a besoin d’énergie, et cette énergie a une monnaie unique : l’ATP. Le problème posé par ce chapitre est simple à énoncer et long à résoudre — comment une molécule de glucose, stable et inerte dans un bécher, devient-elle à l’intérieur d’une cellule trente-huit molécules d’ATP ?

Problématique

On cherche à identifier les étapes de la dégradation du glucose, le lieu de chacune d’elles dans la cellule, et le rendement énergétique de l’ensemble. La démarche est celle du laboratoire : on mesure, on compare, on conclut.

1 — Le cycle de la respiration cellulaire

Cliquez sur une étape pour lire son bilan. L’ordre du cycle est celui de la cellule : le cytoplasme d’abord, la mitochondrie ensuite.

L’oxygène n’intervient qu’à la toute dernière étape : il est l’accepteur final des électrons. C’est pourquoi son absence bloque toute la chaîne en amont, et pas seulement la fin.

2 — Observer la mitochondrie

Le cliché de microscopie et le schéma légendé de la mitochondrie sont en cours de remplacement par des images libres de droits.

3 — Travaux pratiques

4 — Exploiter les mesures

Le tableau ci-dessous est vide à dessein : l’élève y saisit ses propres mesures et la dernière colonne se calcule toute seule à partir de la formule inscrite dans son en-tête.

Vidéo : dégagement de CO₂ par une suspension de levures en anaérobiose. (Fichier à ajouter — voir le guide des ressources.)

5 — Respiration ou fermentation ?

Privée d’oxygène, la levure ne meurt pas : elle change de voie métabolique. Le tableau comparatif ci-dessous met les deux face à face.

6 — Situer les organismes

Toutes les cellules ne respirent pas de la même manière. L’arbre ci-dessous replace les grands groupes ; cliquez sur une branche pour lire sa fiche.

L’arbre ci-dessus range les organismes par parenté. On peut aussi les ranger par métabolisme, ce qui donne un classement différent — et c’est justement l’intérêt de l’exercice.

7 — L’information génétique

Deuxième pilier du programme : ce qui se transmet d’une génération à la suivante. On part d’un croisement simple, puis on lit une famille réelle.

Le croisement, case par case

Chez le pois, la couleur de la fleur dépend d’un seul gène : l’allèle P (pourpre) domine l’allèle p (blanc). On croise deux hybrides Pp entre eux.

Le même outil traite le dihybridisme : donnez AB Ab aB ab à chaque parent et l’échiquier passe à seize cases, avec le rapport 9 : 3 : 3 : 1.

Lire un arbre généalogique

Voici une famille dans laquelle une maladie autosomale récessive se manifeste. Les symboles sont ceux de la convention internationale : carré pour un homme, cercle pour une femme, plein lorsque la personne est atteinte, avec un point central lorsqu’elle est porteuse saine.

Méthode d’examen : cherchez d’abord deux parents sains avec un enfant atteint — c’est la signature d’une récessivité. Vérifiez ensuite si les deux sexes sont touchés pour trancher entre autosomale et liée au sexe.

8 — Synthèse

Tout le chapitre sur une page. Les branches portant un point d’appui sont cliquables : la précision s’affiche dessous.

À retenir

Le sondage est anonyme et le résultat reste dans le navigateur de l’élève : utilisez-le en début de séance pour faire émerger les représentations, puis reposez la question à la fin.

Doser une molécule biologique

Le glucose d’un plasma se dose comme un colorant : une réaction enzymatique le transforme en une espèce colorée, dont l’absorbance est proportionnelle à la concentration de départ.

Notes
1

Trente-huit ATP est le rendement théorique maximal. En pratique, le transport des transporteurs réduits à travers la membrane mitochondriale en coûte quelques-uns : on retient souvent 30 à 32.

Sciences humaines
Chapitre 3

Géographie

Le Maroc face aux défis du développement — un territoire, une population, des choix d’aménagement.

Un territoire ne se décrit pas : il se lit. Lire le Maroc, c’est superposer trois cartes mentales — celle du relief, celle des hommes et celle des flux — puis se demander pourquoi elles ne se recouvrent pas. Ce chapitre met ces trois couches sous la main de l’élève.

Repères

Les chiffres de ce chapitre proviennent du recensement1 et servent de point de départ à la lecture cartographique.

36,8 millions
habitants recensés en 2024
Le basculement urbain
62,8 %

En 1960, sept Marocains sur dix vivaient à la campagne. Aujourd’hui, près de deux sur trois vivent en ville — et la moitié de cette population urbaine se concentre sur la façade atlantique, entre Kénitra et El Jadida.

Haut-Commissariat au Plan, RGPH — chiffres indicatifs, à actualiser.

1 — Lire le territoire

Chaque région est coloriée selon son type d’espace. Survolez une région pour l’isoler, cliquez-la pour lire sa fiche. Le poids des grandes aires urbaines est porté par un cercle par ville, dont l’aire est proportionnelle à la population ; les cercles emboîtés de la légende donnent l’échelle des tailles. Le Grand Casablanca ouvre sa propre carte : cliquez-le.

Le fond de carte est un simple fichier .svg déposé dans assets/. Celui-ci porte encore le découpage en seize régions d’avant 2015 — les noms affichés sont donc les anciens. Remplacez-le par un tracé à douze régions et rien d’autre ne change : les couleurs, la légende et les cercles se reposent tout seuls.

Se tester sur la carte

La même carte, en mode contrôle. Les intitulés de la légende deviennent des champs à remplir ; et comme il y a un vrai fond de carte, les couleurs aussi deviennent une question — choisissez une couleur dans la légende, puis cliquez la région qui lui correspond.

2 — Une population qui vieillit par le bas

La pyramide des âges marocaine n’a plus la forme d’une pyramide. Sa base se rétrécit depuis les années 1990 : c’est la transition démographique en cours.

3 — Lire un climat

Le diagramme ombrothermique est l’outil de base : les précipitations en barres, les températures en courbe, sur deux axes accordés (P = 2 T). Là où la courbe passe au-dessus des barres, le mois est sec — le manuel les grise et les compte.

Exercice classique : donnez aux élèves un second diagramme — Tanger, ou Ifrane — et faites-leur comparer le nombre de mois secs. La même donnée, deux climats, deux agricultures.

4 — Comparer des régions

Cinq indicateurs, trois régions, un seul graphique. Cliquez une pastille de légende pour masquer ou afficher sa série.

5 — La fiche du pays

Indicateur Maroc Moyenne Afrique du Nord
Espérance de vie 77,3 ans 74,1 ans
Indice de fécondité 1,97 2,74
IDH 0,698 0,732
Part de l’agriculture dans l’emploi 29 % 21 %

Les valeurs de cette page sont indicatives et servent de gabarit. Remplacez-les par les données de l’édition en vigueur : chaque nombre est modifiable dans les réglages de l’élément, sans toucher à la mise en page.

6 — Hiérarchiser les facteurs

Exercice de classement : faites glisser chaque facteur dans la rangée qui lui convient. Il n’y a pas de correction automatique — c’est un support de débat.

7 — Un littoral qui change

La comparaison avant / après de ce littoral revient bientôt, avec des photos libres de droits.

Trois vues du complexe portuaire : le terminal à conteneurs, la zone franche logistique et la liaison ferroviaire. (Images à ajouter.)

8 — Cinquante ans d’aménagement

9 — Deux encarts au format libre

Lorsque aucun élément du manuel ne convient, on écrit le sien. Les deux blocs ci-dessous sont du HTML fourni par l’auteur, exécuté dans un cadre isolé : leur mise en forme ne peut pas déborder sur le reste de la page.

Étude de cas
Tanger Med, un port sans arrière-pays ?

Le port traite plus de conteneurs que n’en consomme le Maroc entier. L’essentiel de son trafic est du transbordement : des boîtes qui arrivent par mer et repartent par mer sans jamais entrer dans le pays. La question posée aux élèves est celle de la retombée réelle — un port mondial fait-il automatiquement un territoire développé ?

Un territoire ne se développe pas parce qu’on y construit. Il se développe quand ce qu’on y construit sert à ceux qui y vivent.

10 — Le schéma de synthèse

La question de fin d’année tient en une phrase : pourquoi la population marocaine se concentre-t-elle sur une bande côtière étroite ? Voici la chaîne causale, case par case. Cliquez une case pour lire la précision.

Lexique du chapitre

Notes
1

Recensement général de la population et de l’habitat. Les chiffres cités ici sont indicatifs et servent de gabarit : remplacez-les par ceux de l’édition en vigueur.

Sciences exactes
Chapitre 4

Physique — Chimie

Deux montages, deux équations, une même exigence : mesurer avant d’affirmer.

La physique et la chimie partagent une même méthode et un même vice : on croit avoir compris parce qu’on a retenu la formule. Ce chapitre inverse l’ordre — le montage d’abord, la mesure ensuite, la formule en dernier, quand elle n’est plus qu’un résumé de ce qu’on a vu.

A — Électricité

1. Un circuit mixte

Le montage ci-dessous associe une portion en série et une portion en dérivation. Le manuel calcule lui-même la résistance équivalente et l’intensité du courant : changez une valeur dans les réglages, tout est recalculé.

Attention au piège classique : en dérivation, la résistance équivalente est plus petite que la plus petite des deux. Ajouter un chemin au courant, c’est lui faciliter le passage.

2. Faire varier, pour voir

Deux curseurs suffisent à parcourir toute la loi d’Ohm. Observez ce qui arrive à la puissance quand la tension double : elle est multipliée par quatre, pas par deux.

3. Vérifier la loi d’Ohm par l’expérience

On fait varier la tension aux bornes d’un conducteur ohmique1 et on relève l’intensité. Le nuage de points ci-dessous porte les mesures brutes, avec leurs petites erreurs, et le manuel en tire la droite modèle forcée par l’origine — puisque la loi attendue est de la forme U = R × I.

Refaites le même graphique avec un ajustement affine : l’ordonnée à l’origine obtenue n’est pas nulle, alors qu’elle devrait l’être. C’est une excellente occasion de parler d’incertitude de mesure plutôt que de « faute ».

4. Charge et décharge d’un condensateur

Les deux courbes sont symétriques l’une de l’autre : elles décrivent le même circuit RC, une fois à la fermeture et une fois à l’ouverture de l’interrupteur.

t (en τ) 1 2 3 5
Charge atteinte 63 % 86 % 95 % 99 %
Charge restante 37 % 14 % 5 % 1 %

Où passe l’énergie ?

Un dipôle ne détruit pas d’énergie : il la répartit. Le diagramme ci-dessous se lit de gauche à droite, et le rendement n’est pas une donnée à retenir mais le rapport entre ce qui sort d’utile et ce qui est entré.

B — Mécanique

5. Faire le bilan des forces

Un solide posé sur une table : son poids le tire vers le bas, la table le repousse vers le haut avec exactement la même intensité. Le manuel additionne les vecteurs et conclut.

Ajoutons maintenant une traction oblique et un frottement. La somme n’est plus nulle : le manuel trace la résultante en pointillés, donne son intensité et son orientation.

Vérifiez à la main : T se décompose en 14,1 × cos 30° ≈ 12,2 N horizontalement et 14,1 × sin 30° ≈ 7,1 N verticalement. Verticalement, 12,9 + 7,1 = 20 = P — l’équilibre est bien réalisé. Horizontalement, il reste 12,2 − 6 ≈ 6,2 N.

4. Le vecteur variation de vitesse

Une balle arrive sur le sol puis repart. Sa vitesse a la même valeur avant et après le rebond — seule sa direction a changé. Pourtant quelque chose a bien changé, et c’est ce que dit le vecteur Δv⃗ = v⃗₂ − v⃗₁ : il pointe vers le haut, exactement comme la force exercée par le sol.

5. Un champ, dessiné par le calcul

Un champ n’est pas une image que l’on dessine de mémoire : c’est une somme. Chaque flèche ci-dessous est calculée comme la somme des contributions des deux sources, en 1/r². Déplacez le point de test : sa flèche suit.

C — Optique et ondes

6. Construire l’image d’un objet

Trois rayons suffisent, et ils sont toujours les mêmes : celui qui arrive parallèle et repart par F′, celui qui passe par le centre optique sans dévier, celui qui passe par F et repart parallèle. Déplacez le curseur : l’image, les rayons et le grandissement suivent.

Une lentille divergente, elle, ne construit jamais d’image réelle : quelle que soit la position de l’objet, l’image reste virtuelle, droite et plus petite. Les prolongements en pointillés le montrent d’un coup d’œil.

Ondes et superposition

Deux ondes qui se rencontrent s’ajoutent point par point. Si elles ont la même longueur d’onde et sont en opposition de phase, la somme est nulle partout : c’est le principe du casque à réduction de bruit. Déplacez le curseur de phase de la seconde onde pour le voir.

Le graphe ci-dessus est un instantané : il montre la forme de l’onde à un instant donné. Ce qu’il ne peut pas montrer, c’est que cette forme se déplace. L’animation ci-dessous suit une crête — c’est elle qui avance à la célérité v, pas la matière.

D — Noyau et radioactivité

7. Écrire une équation nucléaire

Deux lois seulement, celles de Soddy : le nombre de masse A se conserve, le numéro atomique Z aussi. Le manuel vérifie les deux et nomme la désintégration.

Le même exercice, en mode contrôle : les nombres du noyau fils sont effacés, l’élève les retrouve par conservation.

E — Chimie

8. Équilibrer une équation

L’équation ci-dessous est présentée sans ses coefficients : l’élève les saisit, le manuel vérifie que chaque élément est conservé de part et d’autre de la flèche.

Toutes les transformations ne sont pas totales. La double flèche signale un équilibre chimique : la réaction inverse se produit en même temps que la réaction directe.

9. La molécule, vue de près

Représentation de Lewis du dioxyde de carbone : deux doubles liaisons, une géométrie linéaire, et deux doublets non liants sur chaque atome d’oxygène.

10. La classification périodique

Le tableau complet, cliquable : chaque case donne le symbole, le numéro atomique, la masse molaire et la famille de l’élément.

Faites lire la classification en colonnes avant de la faire lire en lignes : une famille se reconnaît à son nombre d’électrons de valence, et c’est lui qui commande la réactivité.

11. Doser une solution

On verse la soude millilitre par millilitre dans 20 mL d’acide et on relève le pH. Le manuel dérive la courbe, trouve le point le plus raide — l’équivalence — et en déduit la concentration inconnue. Aucun de ces trois nombres n’est saisi à la main.

Comparez la valeur trouvée par le manuel à celle que vous liriez « à l’œil » sur le saut : l’écart est presque toujours de quelques dixièmes de millilitre. C’est exactement l’intérêt de la méthode de la dérivée.

12. Lire les tendances du tableau

Pourquoi le sodium cède-t-il un électron et le chlore en capte-t-il un ? Cliquez deux éléments et changez de propriété : la réponse est dans les trois tendances.

13. Une échelle de mesure

Cliquez sur un repère pour lire son commentaire. Le pH est une échelle logarithmique : entre deux graduations, la concentration en ions H₃O⁺ est multipliée par dix.

Convertir avant de calculer

La moitié des erreurs de copie en physique ne sont pas des erreurs de physique : ce sont des conversions. Un volume change de mille à chaque rang, ce qui explique que 1 m³ vaille 1 000 L et non 100.

À retenir

  • En série les résistances s’ajoutent ; en dérivation ce sont les conductances qui s’ajoutent.
  • La constante de temps τ = RC ne dépend que du circuit, jamais de la tension appliquée.
  • Équilibrer une équation, c’est appliquer la conservation des éléments, pas deviner des nombres.
  • Le pH est un logarithme : une unité vaut un facteur dix.

Sécurité au laboratoire. Un circuit se câble hors tension et se ferme en dernier. Une solution acide se verse dans l’eau, jamais l’inverse. Ces deux gestes évitent l’essentiel des accidents de salle de TP.

S’entraîner

Mesurer, doser, identifier

Une espèce en solution ne se compte pas : elle se mesure. On choisit une grandeur physique qui varie avec sa concentration — l’absorbance d’une solution colorée, la conductivité d’une solution ionique — on l’étalonne sur des solutions connues, et on lit l’inconnue sur la droite obtenue.

Pourquoi une solution colorée a la couleur qu’elle a

Une solution éclairée en lumière blanche absorbe une partie du spectre. Ce qui reste — la superposition des radiations transmises — est ce que l’œil reçoit. Sur le cercle chromatique, cette couleur est diamétralement opposée à celle qui a été absorbée.

Les niveaux d’énergie d’un atome

L’énergie d’un atome est quantifiée : elle ne prend que certaines valeurs. Un photon n’est absorbé que s’il apporte exactement l’écart entre deux niveaux, et l’atome qui redescend émet un photon de la même longueur d’onde. Cliquez une transition : le signe de ΔE dit à lui seul s’il y a absorption ou émission.

E — Réviser

Les chiffres significatifs

Un résultat porte l’information de sa précision. Écrire 8,5493 après avoir mesuré avec deux chiffres, c’est annoncer une précision que l’on n’a pas — et c’est la façon la plus régulière de perdre un point. Trois exercices, trois règles.

Une formule qu’on n’a jamais vue fonctionner reste une phrase étrangère.

Notes
1

Un conducteur est dit ohmique lorsque la tension à ses bornes est proportionnelle à l’intensité qui le traverse. Une lampe à incandescence ne l’est pas : sa résistance augmente avec la température du filament.

Lettres et humanités
Chapitre 5

Français

Le Dernier Jour d’un condamné — une œuvre de combat, et tout l’outillage pour la lire, la situer et la discuter.

Vous avez renversé le trône. Renversez l’échafaud.
— Victor Hugo, discours à l’Assemblée constituante, 15 septembre 1848

Publié anonymement en 1829, Le Dernier Jour d’un condamné n’est ni un roman d’aventure ni une autobiographie : c’est un plaidoyer déguisé en journal intime. Hugo n’y donne ni le nom du condamné, ni son crime, ni sa ville. Ce vide est le procédé central de l’œuvre — et c’est par lui qu’il faut commencer l’étude.

1 — L’auteur

2 — Situer l’œuvre

La frise ci-dessous superpose trois lectures du même siècle : la vie de l’auteur, l’histoire politique et les mouvements littéraires. C’est en les lisant ensemble qu’on comprend pourquoi ce livre paraît en 1829 et pas ailleurs.

3 — Le texte, annoté

Avant de répondre à des questions, il faut voir le texte. Ci-dessous, chaque passage souligné porte un numéro : cliquez-le pour lire ce qu’il faut y remarquer — ou parcourez les notes, elles renvoient au texte.

En classe : projetez d’abord le texte sans les annotations (elles se retirent en une ligne dans les réglages), faites chercher les élèves, puis affichez-les une par une.

Avant d’aller plus loin, vérifiez que le procédé central de l’œuvre est bien compris. Les mots manquants sont donnés en désordre au-dessus du texte.

4 — Étude de document

L’élève écrit dans les cadres ; le bouton « Voir la réponse » ne dévoile le corrigé qu’une question à la fois. La dernière question est volontairement laissée sans corrigé : elle appelle une discussion, pas une bonne réponse.

5 — Le débat

Faut-il juger l’homme ou la peine ?
L’objection
Un criminel a choisi ses actes ; la société a le droit de se défendre et la peine capitale dissuade les autres.
La réponse de Hugo
Aucune statistique n’a jamais montré l’effet dissuasif ; et une société qui tue légalement légitime le geste qu’elle prétend punir.
Salma
Ce qui me gêne, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il a fait. On ne peut pas avoir pitié de quelqu’un sans savoir.
Youssef
C’est exactement pour ça que Hugo le cache. Si tu savais, tu jugerais l’homme. Il veut que tu juges la guillotine.
(Un silence dans la classe.)
Salma
Alors le vide, c’est un argument ?
Youssef
C’est le argument. Le reste du livre ne fait que le tenir.

Le procédé le plus efficace du livre n’est pas ce que Hugo écrit, mais ce qu’il refuse d’écrire.

Se mettre à la place

Un parcours à embranchements : chaque choix mène à une suite différente. Il n’y a pas de bonne fin — l’objectif est de faire éprouver la difficulté de la décision avant d’en débattre.

6 — Mouvements et genres

7 — La langue et le vers

L’alexandrin compte douze syllabes, coupées en deux hémistiches de six. Lisez à haute voix : la césure se sent avant de se compter.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.

Victor Hugo, Les Contemplations, 1856. Le premier vers se coupe après « l’aube » — une césure déplacée, qui casse volontairement la régularité et imite l’élan du départ.

Un poème mis en musique se lit autrement : la mesure musicale rend audible la mesure du vers. Voici la même logique, notée sur portée puis en grille d’accords.

Paroles de Jean-Baptiste Clément, 1866 — domaine public.

Les temps du récit

Hugo écrit au présent — un journal intime se tient au présent — mais bascule au passé dès que le narrateur se souvient. Savoir conjuguer voir aux quatre temps du récit permet de repérer ces bascules à la lecture.

À vous. Le verbe écrire est irrégulier lui aussi — mais ses terminaisons de présent sont celles de tout le troisième groupe.

Nature et fonction

Une phrase de l’incipit, découpée groupe par groupe. Chaque couleur est une nature ; la fonction est ce que le groupe fait dans la phrase — deux questions différentes qu’il ne faut pas confondre.

Passerelle avec la filière arabe

إذا غامَرْتَ في شَرَفٍ مَرومِ
فَلا تَقنَعْ بِما دونَ النُّجومِ

Al-Mutanabbī, Xᵉ siècle. Le distique arabe repose lui aussi sur une mesure stricte et une coupe centrale : deux hémistiches, un mètre unique tenu d’un bout à l’autre du poème. La comparaison est un excellent point d’entrée en classe bilingue.

8 — Écrire

Sujet d’écriture : rédigez la lettre que le condamné n’écrit jamais dans le roman. Voici un modèle de ton, à imiter puis à dépasser.

Ma fille, tu as trois ans et tu ne sauras rien de tout cela. On te dira que je suis parti loin, et ce sera vrai d’une certaine façon. Je voudrais seulement que tu apprennes un jour à lire cette page, et qu’en la lisant tu comprennes que ce n’est pas l’homme qu’il fallait juger.

Vous serez évalué sur des critères connus d’avance. Les voici : cochez-les vous-même sur votre brouillon avant de rendre.

9 — Lexique et révision

Ce combat aboutit plus d’un siècle après le livre1. C’est une des raisons pour lesquelles l’œuvre reste au programme : elle montre le temps que met une idée juste à devenir une loi.

Évaluation

Méthode et lecture

Lire, ici, ce n’est pas comprendre une histoire : c’est refuser de conclure trop vite.

Notes
1

La peine de mort est abolie en France par la loi du 9 octobre 1981, portée par Robert Badinter — quatre-vingt-seize ans après la mort de Hugo.

Tous niveaux
Chapitre 6

Du primaire au lycée

Le même moteur, de la lecture de l’heure au tableau de conversion : ce chapitre montre que la bibliothèque ne s’arrête pas au lycée.

On n’apprend pas à un enfant ce qu’est un nombre décimal en le lui définissant : on le lui fait déplacer d’une colonne.
— un professeur des écoles, quelque part

Les cinq chapitres précédents visent le baccalauréat. Celui-ci descend volontairement d’un cran — puis de plusieurs — pour montrer que les mêmes éléments interactifs servent au CE1, en sixième et en terminale. Rien n’a été ajouté au moteur pour ce chapitre : ce sont les mêmes blocs, réglés autrement.

1 — Lire l’heure [CP → CM1]

L’horloge se règle de quatre façons. En affichage, elle donne l’heure en chiffres et en toutes lettres — y compris les pièges de la langue : midi et demi est masculin, deux heures et demie est féminin.1

En mode lecture, la même horloge devient une question. En mode placement, l’élève fait tourner les aiguilles à la souris ou au doigt : la grande aiguille se prend près du bord, la petite près du centre.

Le quatrième mode pose la question qui fait trébucher tout le cycle 3 : combien de temps s’est-il écoulé ? Deux cadrans, une seule réponse — et le passage par une heure pleine se fait tout seul.

2 — Le tableau de numération [CE2 → 6ᵉ]

Le tableau se dimensionne tout seul au nombre qu’on lui donne, des milliards aux millièmes. Il imprime la décomposition, et surtout il sépare deux choses que les élèves confondent pendant des années : le chiffre des centaines et le nombre de centaines.

3 — Les quatre opérations posées [CE1 → 6ᵉ]

Chaque caractère occupe sa propre case, donc les colonnes restent alignées quelle que soit la police du livre — et n’importe quelle case peut devenir une saisie sans que la mise en page bouge. Les retenues sont calculées, pas recopiées.

4 — Les fractions [CM1 → 5ᵉ]

Une fraction dessinée vaut dix explications. Les barres se comparent d’un regard, et l’élément fait ensuite le travail que l’élève devra apprendre à faire : simplifier, ordonner, mettre au même dénominateur.

5 — Les conversions [CM1 → 3ᵉ]

Le tableau de conversion est un outil de primaire qui sert encore en physique de terminale. Les aires avancent de deux colonnes par rang et les volumes de trois : c’est pour cela que le tableau a des sous-colonnes, et c’est aussi pourquoi 1 m² ne fait pas 100 cm².

6 — Trier, classer [tous niveaux, toutes matières]

Le tri en catégories ne dépend d’aucune matière : il sert en SVT pour les règnes, en français pour les natures de mots, en histoire pour les régimes politiques. On fait glisser les étiquettes — ou, sur un téléphone, on touche une étiquette puis une colonne.

7 — Le texte à trous [tous niveaux, toutes matières]

Le mot manquant s’écrit entre crochets dans l’éditeur, et rien d’autre n’est à régler. En mode liste, chaque trou devient un menu déroulant — ce qui rend l’exercice faisable au doigt, et lisible par un élève dyslexique.

8 — Les mots croisés [tous niveaux, toutes matières]

On donne les mots et leurs définitions ; la grille se construit seule, croise ce qu’elle peut et se numérote. Aucun placement n’est à saisir à la main, et le résultat est identique à chaque ouverture du livre — la correction imprimée correspond donc toujours à la grille imprimée.

9 — La grille d’évaluation [pour l’enseignant]

Dernier élément, et le seul qui s’adresse au professeur plutôt qu’à l’élève : une grille critériée qui calcule la note en cochant. Les critères peuvent être pondérés ; le niveau le plus à gauche vaut zéro, celui de droite le maximum.

Anglais — l’accent tonique

En anglais, une syllabe de chaque mot porte l’accent, et déplacer cet accent change le mot — parfois sa nature grammaticale. C’est un exercice qui s’écrit : on n’a pas besoin d’entendre le mot pour savoir où il tombe.

Neuf sections, neuf niveaux différents, un seul fichier. C’est tout l’intérêt : un manuel de cycle 3 et un manuel de terminale se construisent avec la même boîte.

Notes
1

Les programmes du cycle 2 (CP–CE2) demandent la lecture de l’heure en heures entières puis en demi-heures ; le quart d’heure et la minute viennent au cycle 3.

Chapitre 7

Nouveaux éléments

Ce chapitre rassemble les éléments venus de trois sources : deux planches de SVT, un manuel de sciences de première année de secondaire, et un traité d’harmonie. Rien de ce qui suit n’est propre à une matière — c’est la forme de la figure qui se réutilise, pas son contenu.

A — Sciences de la vie

1. Comparer deux caryotypes

Un caryotype ne se lit jamais seul : on le lit à côté d’un autre. La question n’est pas « à quoi ressemble-t-il » mais « qu’est-ce qui a changé ». Cliquez une paire : elle s’allume dans les deux panneaux à la fois.

2. Ce qui définit un groupe

Un arbre phylogénétique ne dit pas « qui descend de qui » : il dit qui partage quoi. Chaque bifurcation porte le caractère qui apparaît à cet endroit, et c’est ce caractère — pas la ressemblance générale — qui justifie le groupe. Cliquez une bifurcation.

3. Identifier avec une clé

Deux propositions à la fois, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une. La clé de détermination est née en biologie, mais la forme est plus vieille et plus large qu’elle : identification d’un minéral, choix d’un temps verbal, recherche d’une panne.

B — Sciences physiques

4. Le modèle particulaire

Trois boîtes, les mêmes particules, trois arrangements. Tout ce qu’un élève doit retenir sur les états de la matière tient dans cette figure — y compris le fait qu’un gaz se comprime et qu’un liquide non.

La même boîte répond à une autre question : ce qu’elle contient est-il un corps pur ou un mélange ? Ici, c’est l’élément qui tranche, à partir des formules — une figure et sa légende ne peuvent donc pas se contredire.

Et si l’on chauffe ? Faites glisser la température : les particules se réarrangent, mais ce sont toujours les mêmes particules, en même nombre. C’est exactement ce que dit la phrase « le passage d’un état à l’autre ne change ni la nature ni la masse de la matière » — ici, on le voit.

5. Lire une graduation

Un instrument imprimé montre une seule mesure, pour toujours. Ici la mesure est un nombre que l’auteur règle, les graduations se dessinent à partir de l’étendue et du pas, et la tolérance vaut par défaut une demi-graduation — c’est-à-dire la règle qu’on est en train d’enseigner.

C — Musique

6. Le clavier comme règle graduée

Le clavier rend le demi-ton visible, ce qu’une portée ne fait pas : entre mi et fa il n’y a pas de touche noire, et c’est toute la raison pour laquelle la gamme majeure a la forme qu’elle a.

7. Le cycle des quintes

Une seule figure répond à trois questions : combien d’altérations porte une tonalité, quelles sont ses voisines, et quelle est sa relative mineure. Les armures sont comptées, pas recopiées d’un tableau.

8. La mesure tient-elle ?

Une indication de mesure est une promesse sur ce qui tient dans une mesure, et l’erreur la plus fréquente d’un débutant est de la rompre. Chaque mesure ci-dessous est comptée.

9. Construire un accord

Fondamentale, nature, renversement — et tout le reste se déduit : les notes, la basse chiffrée, le chiffrage populaire, le degré si l’on donne la tonalité. Changer la fondamentale ne laisse aucun symbole périmé derrière soi, ce qui est le défaut de tout tableau d’accords tapé à la main.

D — Astronomie

10. Le système solaire

Un manuel donne d’ordinaire un tableau de planètes et un schéma d’orbites circulaires. Les deux mentent un peu : les orbites sont des ellipses dont le Soleil occupe un foyer, et la moitié des colonnes du tableau se déduit des trois autres. Ici la pesanteur, la vitesse de libération, la masse volumique, la période et la température d’équilibre sont calculées à partir de la masse, du rayon et de l’albédo — impossible qu’une ligne du tableau contredise une autre.

Le meilleur moment est la fiche de Vénus : le calcul annonce 229 K, le thermomètre en lit 737. Les 508 K d’écart sont l’effet de serre, et on ne les a pas racontés — on les a soustraits.

Onze figures, quatre disciplines, une même règle : ce que l’élément peut calculer, il le calcule.

Sciences humaines
Chapitre 8

Lire une carte

Une carte n’est pas une photographie du monde : c’est un choix. Ce chapitre montre, réglage par réglage, tout ce qu’une carte peut dire.

Fable